Monestier

La commune de Monestier

Situation

Au cœur du Périgord Pourpre, en pleine nature, sur la route des vins entre Saint-Emilion et Monbazillac à 20 km au sud-ouest de Bergerac, la commune de MONESTIER est un vrai havre de paix. A proximité, de nombreuses activités touristiques, sportives, culturelles et gastronomiques vous feront apprécier le Périgord.

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Informations générales

Monestier est une petite commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Dordogne et de la région Aquitaine. Les habitants du village de Monestier vivent sur une superficie totale de 18 km2 avec une densité d’environ 21 habitants par km2 et une moyenne d’altitude de 100 m. Depuis le dernier recensement de 1999 à 2008, la population est passée de 332 à 369 et a fortement augmenté de 11,14%. La grande ville la plus proche de Monestier est Bergerac et se trouve à 15 kilomètres au nord-est à vol d’oiseau. La gare la plus proche de Monestier se trouve à Gardonne (8 kilomètres).

Chiffres clés

  • Code INSEE : 24276
  • Code Postal : 24240
  • Population : 369 habitants
  • Superficie : 18 km²
  • Densité : 21 hab/km²
  • Altitude : 100 m

Divisions administratives

  • Région : Aquitaine
  • Département : Dordogne
  • Arrondissement : Périgueux (24000)

Un peu d’histoire ancienne de Monestier !!

Références : Les lignes qui vont suivre sont extraites en grande partie de l’Almanach du Périgord, Histoire de l’Arrondissement de Bergerac, rédigé par Mr Boisserie de Masmontet en 1907, ainsi que des références aux écrits de Mr Jean Vircoulon, historien autodidacte de Ste Foy la Grande et enfin des extraits de dossiers publiés dans le Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord par Florence Vachia.

La commune actuelle de Monestier comprend toute l’étendue des anciennes paroisses de Monestier, Sainte-Croix, Coutures, Lenville et La Bastide. Les deux premières appartenaient à la baronnie de Saussignac, les trois autres dépendaient du marquisat de Puyghilhem. Ces diverses paroisses ont chacune leur histoire, comme elles eurent leurs destinées particulières.

Paroisse de Monestier

Cette paroisse peut être comptée au nombre des plus anciennes de la contrée. Des mosaÏques et des fragments de poteries gallo-romaines trouvés lors de la construction de sa nouvelle église (l’actuelle) permettent sans aucun doute de dire qu’elle existait au V siècle. On découvre un peu partout sur son territoire des haches celtiques et des silex taillés qui montrent qu’à l’époque préhistorique ce lieu comptait déjà des habitants. Le premier titre qui fasse mention de Monestier date de 1053. Dés cette époque, il y avait un couvent de religieux (1). La paroisse lui doit son nom « Monasterium » et peut-être également son origine. Outre leur couvent situé dans le bourg même, ces religieux avaient fondé un hôpital où les malades du pays étaient gratuitement reçus et soignés. Il se situait à La Malaise aujourd’hui zone boisée où toute trace de cet édifice a disparu.

Longtemps, depuis le règne de Louis XIII, la vieille église s’élevait dans le cimetière actuel (voir le plan cadastral de 1835). En état de délabrement complet, elle a dû être démolie vers 1880. La commune privée de clocher avait placé la cloche entre les branches d’un rameau du cimetière.

Donnée au XIVe siècle par le seigneur de Bergerac à Arnaud de Pelegrue, frère du seigneur d’Eymet, la paroisse de Monestier fut réunie un peu plus tard à la juridiction de Saussignac à laquelle elle appartenait encore au moment de la Révolution.

Il y avait jadis à Monestier une communauté de religieuses bénédictines, annexe du prieuré du Petit-Ligueux, prés de Ste Foy, dépendant lui-même de l’Abbaye royale de Ligueux en Périgord (ordre de Cluny). Les bâtiments de ce monastère se sont conservés. On y remarque des croix et autres emblèmes religieux sculptés en plusieurs endroits. Sur la porte d’un ancien bâtiment, relevant de ce domaine, affecté par le passé au culte protestant, des armoiries rongées par le temps évoquent le souvenir d’une abbesse ou de quelque pieu donateur. On croit y voir trois annelets. Cette propriété a appartenu à Mme de Cartier.

(1) C’est aux religieux de Monestier que Rabelais fait allusion dans Pantagruel, lorsqu’il parle des  » moines buveurs de Saussignac  »

Paroisse de Sainte Croix

En même temps que Monestier, cette paroisse fut démembrée de la chatellenie de Bergerac et donnée à A. de Pelegrue. Elle fut acquise plus tard par les seigneurs de Saussignac.L’église de Sainte-Croix date du XVIe siècle. Abandonnée pendant la Révolution, l’église de Ste Croix ne fut pas rendue au culte. Elle fut vendue par la commune de Monestier à Mme de Manthé qui la transforma en caveau de famille. Au cours des travaux de transformation, on découvrit sous le sol même de l’église le tombeau de Charles-François d’Estut de Solminihac, archiprêtre de Bouniagues en 1667. Il avait été curé de Ste-Croix, il voulut y être enterré. On retrouva prés des ossements, une épée qui rappelait qu’avant d’être prêtre, F. de Sominilhac avait été soldat. Sa dalle funèraire porte gravés, avec ses armoiries, un calice et une croix. Le curé Raymond de 1784 à 1793 fut le dernier titulaire de cette paroisse.

Paroisse de Coutures

Ecclesia quae dicitur de Couturas (1086), Parochia Sancti Petri de Costores ( 1135)

Son nom dérivé du latin Cultura, indique qu’elle était défrichée et mise en culture dés le temps des Romains. Coutures existait bien avant l’an mille et son église remonte dans ses constructions primitives au XIe siècle. Cette église tombait en ruines depuis la Révolution, elle a été reconstruite au XIXe siècle grâce au concours de la famille de Monicourt. Cette famille habitait le chateau des Chagnauds.

Féodalement, Coutures depuis le haut Moyen-Age, faisait partie de la juridiction de Puyguilhem. En 1777, lors du démembrement de ce marquisat, messire Pierre-Charles de Gervain, habitant le chateau des Vigiers, acquit cette paroisse avec la haute, moyenne et basse justice (pour la somme de 24 580 livres). La Révolution, treize ans plus tard, lui enleva tous ses droits sur Coutures dont il fut le dernier seigneur.

Paroisse de Lenville

Il est fait mention de cette ancienne paroisse dans le Gallia Christiana à la date de 1053. Son église était dotée de précieuses et saintes reliques que l’on venait de trés loin vénérer. Elle fut détruite par les Protestants aux environs de 1621. Seule une croix prés d’un vieux cimetière marque la place qu’elle occupait.

Du bourg, jadis important, ne reste plus le moindre vestige. Il commença à être abandonné, lorsque, sur le territoire de sa paroisse, on construisit La Bastide.

Paroisse de La Bastide

Comme son nom l’indique, ce fut une bastille ou ville close qui donna naissance à cette paroisse. Sa génése nous est connue. En 1265, la forteresse et sirerie de Puyguilhem était possédée en commun par Hugues de Puychagut, Grimard de Picon et Hélis de Saint-Michel. Ils la concédérent au roi d’Angleterre à la condition que celui ci construirait une bastille fortifiée  » hors les murs du château », mais dans l’étendue de la juridiction. Cet engagement fut tenu et bientôt, sur l’antique paroisse de Lenville, on vit s’élever une cité.

« Au moyen age, elle fut dénommée Villefranche, puis Villefranche de Lenville. Les cartes du XVIIIe siècle mentionnent un autre nom : La Bastide de Puyguilhem. » (source M. Vircoulon)

Bâtie sur le modèle de Ste-Foy, d’Eymet, Beaumont et Monpazier, elle était destinée à devenir leur rivale, mais sa construction n’était pas achevée, quand le chateau de Puyguilhem fut repris par les Français. La Bastide, ravagée par les vainqueurs, privée de son soutien naturel et fondateur, ne fut jamais achevée. Elle resta l’ébauche d’une ville.

Aujourd’hui, c’est un village. Par contrat du 6 août 1777, M.de Larrard, acquéreur du marquisat de Puyguilhem, vendit à messire Gabriel de Brugière, habitant de la maison noble de Latour, en Monestier, la justice haute, moyenne et basse, ainsi que tous les droits féodaux et seigneuriaux de cette paroisse. C’est en qualité de baron de La Bastide que Mr de Brugière vota en 1789, avec la noblesse du Périgord, pour la formation des Etats Généraux.

« La place centrale laisse l’église dans l’angle extérieur sud-est, comme à Ste Foy la Grande. Le plan cadastral de 1835 montre les neufs quartiers prévus. Dans ces quartiers, ont été délimités des parcelles d’une douzaine de mètres de largeur et d’une trentaine de mètres de longueur. Les gens vont y édifier leurs maisons. Autour de la place, l’avant des maisons est supporté par des piliers. Ce sont les couverts ou auvents sous lesquels se tiendront les marchés hebdomadaires et les foires annuelles. Mais une seule maison à trois arcades, semble-t-il est édifiée (elle subsiste toujours aujourd’hui et est dénommée Maison du Gouverneur).

En 1255, Alphonse de Poitiers avait créé Sainte-Foy sur la limite nord de ses possessions agenaises. La ville avait connu un essor rapide : elle profitait de l’agriculture, de l’artisanat et du commerce fluvial. De plus, elle renforçait la position du parti français dans une région largement acquise aux Rudel, seigneurs de Bergerac, qui tenaient pour la cause anglaise. Une dizaine d’années plus tard ( 1284), la fondation de « La Bastide de Puyguilhem » oppose une bastide anglaise à la bastide française de Sainte-Foy. Mais cette création se fait dans les conditions difficiles évoquées plus haut. » ( source M Vircoulon)

Florence Vachia (« les églises médiévales du canton de Sigoulés ») décrit la petite église « étonnante par la nudité et l’austérité de ses volumes tant intérieurs qu’extérieurs ». Elle donne et discute plusieurs hypothèses portant sur l’époque de sa construction : l’église est-elle « l’un des premiers bâtiments construits de La Bastide, ou a-t-elle été édifiée à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle ».

Autres lieux historiques

La Tour : Repaire noble, près du bourg de Monestier, que ses terrasses dominent. Comme son nom l’indique, La Tour, avant d’être une maison d’agrément, fut une forteresse. Les Pelegrue, seigneurs d’Eymet, qui possédaient aussi Monestier au XIVe siècle, furent ses premiers maîtres.

Bien plus tard, les possesseurs de La Tour, voulurent s’émanciper de la tutelle seigneuriale, basant leurs droits sur cette féodale origine ; mais les châtelains de Saussignac ne reconnurent jamais leurs orgueilleuses prétentions. La querelle s’éternisa jusqu’en 1789. La nuit du 4 Août, sans appel possible, a tranché le débat.

Au début du XVIIe siècle, la chevaleresque maison du Puch possédait La Tour ; elle transmit cette propriété à une branche des Verthamon.

En 1614, le mariage d’Izabeau de Verthamon avec Pierre de Brugière apporta La Tour à ce dernier. La famille Brugière fit de La Tour, durant deux siècles, sa principale résidence. C’est elle qui, sous Louis XV, rebâtit le manoir.

Le domaine de La Tour, fut possédé dés le début du XIXe siècle par M. de Masmontet de Fonpeyrine. Celui ci fut longtemps maire de Monestier. Il a appartenu par la suite à sa petite fille, Mme de Cartier, dont le premier ancêtre fut Jacques Cartier, navigateur célèbre sous François Ier (1535) qui remonta le fleuve St Laurent et découvrit le Canada.

Les Vigiers : Fief créé, sous Louis XIV, par les seigneurs de Saussignac en faveur d’un cadet de la maison du Vigier de Saint-Martin (d’où son nom). Il passa plus tard à la famille de Gervain qui construisirent le chateau actuel. Après la Révolution, le château a appartenu à la famille du Pont du Chambon.

Bouzely : Cet ancien repaire noble évoque le souvenir de l’illustre famille de Ségur qui l’a longuement habité et possédé.

La Tour d’Arfond : Rappelle l’existence d’un antique manoir dont toute trace a disparu. Des vestiges subsistaient encore en 1684.

Les Baudris ou Beaudrys : La famille Abre, anoblie par Louis XIII, habitait cette demeure en 1684. Au début du XVIIIe siècle, cette propriété appartenait aux Condom, proches parents des Brugière de La Tour.

Capblanc ou les Cablans (plus anciennement Le Cluzel) : Jean Albert se qualifiait sieur des Cablans en 1650. Cette famille a longuement possédé le fief de Saint-Germain (aujourd’hui sur la commune de Saussignac). Elle a donné de nombreux officiers, un consul de Sainte-Foy en 1363 et un conseiller au présidial, maire de Bergerac en 1650.

Les Chagnauds :Château moderne situé à la sortie de Coutures, vers Sainte-Foy. Cette importante exploitation agricole et vinicole était possédée par la famille de Monicourt.